Claisse , Geneviève

FR, 1935

Geneviève Claisse est un peintre abstrait géométrique, née à Quiévy en 1935.
Parente d'Auguste Herbin, originaire du même lieu, sa vocation picturale naît à la lecture de la revue Art d'aujourd'hui, tribune de l'abstraction géométrique.
"Claisse peint depuis quinze années. Son œuvre est une exploration rigoureuse de l'abstraction géométrique, qui est son mode spontané, naturel, d'expression. En Quinze ans de travail elle n'a jamais eu la tentation de s'éloigner de cette voie, quels que soient les engouements éphémères. Dès 1958 ses premières expositions, à l'époque du tachisme régnant, affirment sa personnalité. En 1960 sa participation au salon de Mai est un œuvre d'organisation de l'espace riche en couleurs, ou déjà le jeu des formes simples et celui, subtil, des couleurs, frappent par la vigueur et la sensibilité.
En 1961 elle expose des œuvres solidement construites. Elle y sera représentée en permanence d'une exposition à l'autre: Paris, Copenhague, Lever, Kusen, Lausanne, Londres. C'est en 1964 qu'apparaît sous le titre Terre-siècle le thème des "cercles", dont elle développera les innombrables potentialités sans en modifier le graphisme simple en réalité, un mouvement, des volumes chaque fois différents. Issu des recherches sur ce thème, l'album de sérigraphies "Cercles", édité en 1967, illustre ce période.
Peu avant le thème "Cercles", étaient apparues d'autres formes simples, autonomes comme lui de la composition traditionnelle et des procédés combinatoires: Les triangles. En 1964 Claisse est en mesure de donner à ses cercles et à ses triangles les dimensions architecturales qui leur conviennent: c'est le vaste ensemble mural du halla de la société S.C.A.C. dont l'immeuble moderne domine les quais de la Seine à Puteaux.
En 1965 la Biennale de Paris distingue sa participation en rouge en blanc "Alpha-Ville" et en noir et blanc "Situations"
À partir de 1966 elle poursuit le développement du thème "Cercles" en même temps que prendre naissance une systématique nouvelle ou le même thème de base, gardant ses propres qualités d'équilibre et de tension, se multiplie, permute, se construit en un développement dynamique. Les nouvelles dimensions, la permutation ne se font pas aux dépens de la forme qui garde toute sa signification, ni de la composition. La construction reste synthétique, clairement et globalement dominée par l'auteur, pour qui la technique est au service de la création et non l'inverse. C'est à l'évidence, l'idée qui s'impose devant les multiples tout récemment édités.
En Janvier 1967 le Musée des Beaux-Arts de la Chaux-de-Fond expose des œuvres des dix années écoulées. En avril de la même année, un grand collectionneur suisse expose à Zürich, à côté des œuvres de grands maîtres de l'art contemporain, une trentaine de peintures de Claisse acquises entre 1959 et 1967. A l'exposition de Montréal elle est chargée de réaliser le bassin qui centre le pavillon français. D'autres œuvres monumentales sont en cours de réalisation, dans des constructions publiques et privées.
Si l'on demande à Claisse pourquoi elle croit à l'expression picturale, elle se borne à répondre: "Je ne sais pas me servir d'un tournevis." Mais de la toile et des pinceaux elle se sert avec maîtrise. Elle ne rejette aucun moyen d'expression, aucune technique, aucun matériau, mais pour le moment elle pense que la peinture reste encore le mode d'expression le plus libre, le plus fluide et par voie de conséquence le moyen privilégié de la recherche fondamentale."
Catalogue: Galerie Denise René mai-juin 1968
• 1958 : première exposition personnelle à la galerie Caille à Cambrai et Galerie Hybler à Paris.
• 1961 : première exposition à la galerie Denise René à Paris où elle exposera ensuite régulièrement.
• 1967 : musée des beaux-arts de La Chaux-de-Fonds. Biennale de Paris.
• 1968 : "Art optique" au musée des beaux-arts d'Oslo
• 1972 : Centre d'art contemporain d'Alençon.
• 1983 : Palais des beaux-arts de Lille
• 1989 : Musée Matisse du Cateau-Cambrésis
Dans les années 1965, elle accentue le travail sur la couleur (Cercles, ADN).
« Mon vocabulaire s'ouvre à la recherche du mouvement - et des espaces multiples - animant le plan de la surface peinte. Le cercle et le triangle, traités tour à tour et séparément, sont des thèmes privilégiés de compositions sérielles où la simplicité extrême des formes est transfigurée par l'intensité chaque fois différente des rapports de couleur. » Genevève Claisse
Régulièrement exposée à Paris par la galerie Denise René, Geneviève Claisse a eu une rétrospective au musée Matisse du Cateau-Cambrésis en 1989.


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