Boussac ( Pseudo Julien MENU), Marc

1918 - 1982

Artiste français, né en 1918 à Saussay-la-Vache (Eure), en autodidacte, créa ses premières œuvres à l’huile en 1943.
Très rapidement il trouva son style, utilisant des médiums aussi variés que l’huile, le sable, le papier, et le buvard plastifié, mais bientôt découvrira son médium de prédilection : le plâtre.
Il réalisa ainsi au début des années 1950 des empreintes d’objets et d’animaux, donnant un aspect intemporel à ses compositions, un peu à la manière des fossiles.

En décembre 1958, Iris Clert lui organisa une exposition personnelle dans sa galerie d’avant-garde.
L’exposition intitulée, Instants pétrifiés, eut un catalogue préfacé par Charles Estienne qui qualifiait l’artiste de « alchimiste hérétique et transmutateur de matière qui ne pétrifie ses instants que pour mieux les faire tenir à l’œil et à la main. »

Brassaï, à la même époque, et après avoir croisé l’artiste dans le quartier de Montparnasse où tout deux vivaient, lui consacra également un beau texte.

Tout au long de son parcours, Boussac arpentera divers domaines et matériaux. Il continuera d’alterner dans son travail entre le corps de la femme (« parce que rien n’est plus beau que le corps de la femme ») et avec l’invention purement abstraite (« parce qu’on est plus libre dans l’abstrait ») ; Et tout cela toujours en blanc, « parce que le blanc, c’est la suspension du temps, et le silence ».

A l’occasion de l’exposition de 1958, Pierre Restany écrivit : « La tâche de Boussac est ingrate. Il suit une piste difficile, encombrée jusqu’à la saturation de tout un tas de petits trucs sans importance qui tentent d’arracher à l’inerte une étincelle de poésie. Sur ces sables mouvants de l’art brut, Marc Boussac aligne son mortier personnel en surfaces ondulatoires, ponctuées de blessures profondes. Il s’en tire avec honnêteté et discrétion, chose rare chez ceux qui explorent les voies dangereuses. »

« Dans de la pâte de papier blanc plastifiée, il créé des reliefs en creux, ce qui donne l’illusion de lumières et d’ombres inversées par rapport à l’éclairage ambiant. Dans ces années 60, la discrétion sobre des moyens qu’il utilisait a pu le faire rapprocher d’Antoni Tapiès. »
Jacques Busse, in Dictionnaire Bénézit.

Au Salon Comparaisons, auquel il participa régulièrement, il fut pendant cinq ans l’organisateur de la salle « expérimentale » où passèrent, entre autres Kowalski, Soto, Le Parc, Takis, Agam.

A la fin des années 60, Marc Boussac réalisa avec Charles Estienne, son premier défenseur, un livre d’artiste, étrange volume-sculpture, intitulé L’Objet des femmes. Les poèmes du critique y sont illustrés par des inclusions de plaques de métal dans du plexiglas, ces plaques étant sculptées de légers reliefs donnant naissance à des formes féminines. »

Marc Boussac, dont l’atelier se situait rue d’Assas, est mort à Paris le 5 juin 1982. »







Bibliographie
« Les instants pétrifiés », exposition Marc Boussac, Galerie Iris Clert, 3, rue des Beaux-Arts, Paris, 6ème., 6 décembre 1958, catalogue avec un texte de Charles Estienne

Labyrinthique I : L’Homme invisible, exposition Marc Boussac à la Galerie de Verneuil, Paris, 1962, petit volume agrafé de seize pages, texte de René de Solier, volume contenant un feuillet avec le texte du poème (chanson) de Charles Estienne : L’Homme invisible, dédié à Marc Boussac.

Charles Estienne, L’Objet des femmes, illustrations de Marc Boussac, Michel Engel, Paris, Le Soleil Noir, 1962.

Chroniques de l’Art Vivant, n°6, Paris, Arte-Maeght, décembre 1969. 32 pages (38 x 28 cm) : L’Europe, le jazz et la pop music, le public et la musique nouvelle ; Marc Boussac « écrit sur le plâtre » par François Chevallier (p.18.) ; Marc Boussac « Place aux vivants l’artiste contemporain étouffé par ses morts » (p.19); Henry Miller ; Maurice Béjart.

Journal de l’année Paris, Larousse, 1970.

Marie-Hélène Camus, article sur l’exposition de groupe de sculpteurs à la Maison de la Culture de Bourges, L’Humanité Dimanche,1975.

Aspect Paris 67, Exposition :Boussac, Bozzolini, Busse, Dayez , Etcheverry, Fachard, Falchi, Laks : Galerie "Del Grattacielo", via Brera 10 Milan, (1967), plaquette agrafée de seize pages, texte de Pierre Cabanne.

kunsthalle bern 25.Mai bis 3.juli 1966: Weiss auf Weiss, journal du Kunsthalle Berne (Suisse, 1966) Ed Philip Morris.
« Dictionnaire, mode d'emploi » par Nathalie Reymond (Maître-Assistante à l'Université de Paris I. UER des Arts Plastiques et Sciences de l'Art) pp.15-95.
Chronologie, pp.96-127
Bibliographie, filmographie, p.128
Photo-Poème, réalisé par Marc'O. [Appartient à François Di Dio] pp.130-151.

Catalogue : " "itinéraire" blanc", par Madeleine Bonnard et Bernard Ceysson conservateur du Musée d'Art et d'Industrie de Saint-Etienne,1970.







Artiste autodidacte.
Sculpteur et peintre.
Comédien dans des pièces de théâtre et des films.

Activité de peintre sous pseudonyme : Julien Menu(2). Possédant une très grande dextérité dans toutes sortes de techniques.

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