Martin, Henri-Jean Guillaume

FR, 05/08/1860 - 12/11/1943

Henri Martin, né à Toulouse le 5 août 1860 et mort à Labastide-du-Vert (Lot) le 12 novembre 1943, est un peintre français.
Martin effectue son apprentissage à l’École des beaux-arts de sa ville natale de 1877 à 1879, dans l'atelier de Jules Garipuy. Muni d’une bourse municipale, il part pour Paris où il devient l’élève de Jean-Paul Laurens. Il aura lui-même comme élève et comme collaborateur le peintre Henri Doucet. En 1885, il parcourt l’Italie et y étudie les primitifs en compagnie d’Edmond Aman-Jean et d’Ernest Laurent.
Ce voyage marque un tournant dans son art et oriente l’artiste vers une inspiration poétique. Sa technique s’éloigne des modèles académiques, au profit d’un divisionnisme original qui révèle l’influence des néo-impressionnistes mais d’une manière plus spontanée que théorisée : des touches courtes, séparées et parallèles y construisent les formes et la lumière, dans un chromatisme idéalisé et propice au rêve.
Lecteur de Poe, de Dante, de Byron, de Baudelaire et de Verlaine (il souscrit aux Liturgies intimes éditées par la revue le Saint-Graal en 1892), Henri Martin expose des œuvres à thèmes symbolistes, telles que Chacun sa chimère de 1891 ou Vers l’abîme de 1897 ; et des paysages brumeux peuplés de figures mélancoliques et intemporelles, sans toutefois recourir à la morbidité et aux pulsions refrénées de certains des symbolistes.
Il participe, en 1892, aux salons de la Rose-Croix de Joséphin Péladan. Il sera un des artistes les plus choyés de la IIIe République, ornant tour à tour le Capitole de Toulouse (dont la salle centrale porte son nom) avec ses amis artistes Paul Pujol, Jean-André Rixens ou Paul Gervais, la Sorbonne en 1908, l’Hôtel de ville de Paris, un cabinet de l’Élysée en 1908, le Conseil d’État en 1914-1922, la mairie du Ve arrondissement en 1935.
Henri Martin, tout en s’éloignant des thèmes symbolistes, en gardera toujours la poésie mystérieuse des attitudes, l’atmosphère secrète et diffuse des paysages et une certaine spiritualisation des formes baignées par la sérénité des figures traditionnelles, de l’allégorie. Sa nature profonde le porte vers une expression apaisée d’un monde idéalisé dans un pointillisme aux touches élargies1.
Il installa son atelier à Labastide-du-Vert dans le Lot, où il mourut.
En 1896, il obtint la croix de la Légion d'honneur et, en 1914, il fut nommé Commandeur. Il est élu, le 24 novembre 1917, membre titulaire de l'Académie des beaux-arts (section de peinture), au fauteuil de Gabriel Ferrier.
Le musée de Cahors présente de nombreuses œuvres de ce peintre et de nombreuses expositions ont eu lieu dans le monde entier et notamment au Japon où le peintre est particulièrement apprécié.
Les murs d'un grand escalier de la préfecture du Lot, à Cahors, sont ornés de ses peintures ayant pour thème le travail des champs et les vendanges en Quercy.


- Œuvres dans les musées et collections privées -

• Sérénité, 1890, (Virgile, l’Enéide, Livre VI), Musée d’Orsay à Paris.
• La Pergola, Genève, Musée du Petit Palais.
• Déjeuner champêtre, 1911, Beauvais, musée départemental de l’Oise.
• L’Aube ou l’Enfance, Le Midi ou la Force de l’âge, Le Soir ou la Vieillesse, 1904, Marseille, hôtel central de la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse.
• La Muse, 1892, pastel sur papier, 143 x 90 cm, collection particulière.
• Esquisse pour les Champs-Élysées, 1939, huile sur toile, 74,5 x 86,5 cm, Cahors, Musée Henri Martin.
• Étude pour la décoration du Capitole représentant l’école des Beaux Arts, huile sur panneau, collection particulière.
• Femme de profil au bonnet blanc, huile sur toile pointilliste, collection particulière.
• La Statue de Mercure et les jardins de la villa Médicis à Rome, huile sur toile pointilliste, collection particulière.
• Le Port de Collioure, huile sur toile pointilliste, collection particulière.
• Le Village de Saint-Cirq Lapopie, huile sur toile pointilliste, collection particulière.
• La famille, huile sur toile, style pointillisme, salle des mariages, mairie du 10e arrondissement (Paris)
• Les Dévideuses, 1912, huile sur toile, Musée Antoine Lécuyer de Saint-Quentin

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