Thiriot, Pierre

FR, 20/06/1904 - 17/02/1991

A l’occasion du cen­tième anni­ver­saire de la nais­sance de Pierre THIRIOT, le 20 juin 1904 à Etain, l’office du tou­risme du Pays d’Argonne lui a consacré une expo­sition. Bernard VIL­LE­FAYOT, Conseiller Général et Maire de Clermont, en a dressé le por­trait :

« Un per­sonnage hors du commun, bous­culant les idées pré­conçues, huma­niste éclairé, dont le mode de vie reflétait une mar­gi­nalité faisant fi de l’éducation bour­geoise » qui a cultivé toute sa vie l’amour de la beauté, l’insolite, le nar­cis­sisme à l’état pur. Chantre du music-​​hall des « années folles », déco­rateur, affi­chiste, cos­tumier, peintre, poète, danseur et cho­ré­graphe à 70 ans, tout un fes­tival de cou­leurs et de grâce : « On s’arrache ce jeune dandy qu’on retrouvera plus tard, se pro­menant pieds nus à trois heures du matin dans les rues de Clermont. Facteur de la nuit, artiste authen­tique, un véri­table per­sonnage » qui avouait lui-​​même : « Je suis un cas . »

Pierre THIRIOT, c’est aussi le peintre ani­malier qui traduit son amour des chevaux, sa fas­ci­nation sans limite pour le coq et le paon, oiseau mythique, dont il aimait « l’arrogant dédain qui lui sied et que l’on appelle l’orgueil du peintre. » C’est encore l’illustrateur mer­veilleux des fables de La Fon­taine dans un ouvrage tiré à vingt-​​cinq exem­plaires seulement par les frères Gonin, et dont la parution a été stoppée par la guerre.

chargement...
chargement...